Section IX

 


LA RÉ-AUTOPSIE




Institut de Médecine Légale de Montréal,
le 27 août 1996
 





....Cette section comprend :


  • Rapport du huissier 27 août 1996
  • Extraits de journaux concernant la ré-autopsie
  • Témoignages (Concernant la ré-autopsie)
    • Kathleen Reichs
    • Machaël Baden
    • Louis S. Roh


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IX a)-

Rapport du huissier 27 août 1996



Famille Dupont : « Vu que la Commission Céline Lacerte-Lamontagne voulait absolument recommencer le débat des experts en pathologie; déjà fait en Cour Supérieure, elle a engagé le Dr. Michaël Baden, pathologiste et l'antropologue Kathleen Reichs.

CE QUI ABERRANT DE CONSTATER, C'EST QUE :

  1. Si la Commission Lacerte-Lamontagne a existé en 1996, c'est suite au jugement favorable à la Famille Dupont rendu le 20 décembre 1995 par la Cour Supérieure du Québec (Juge Ivan St-Julien). Ce jugement n'a pas été contesté (en appel dans les 30 jours suivants) et par "conséquent " il a été accepté dans son ensemble par le Gouvernement du Québec (Les ministres de la Sécurité publique MeSerge Ménard et de la Justice MePaul Bégin). De par cette admission du jugement de la part du Gouvernement (pas d'appel) :THE GAME IS OVER concernant le MEURTRE ou le SUICIDE (projectile est entré dans le dos)………..

  2. Extraits du jugement : "Avec toute la preuve entendue (médicale et pathologique) de la part des experts du Gouvernement (Dr.Graeme Dowling (Edmonton) et ceux de l'Institut Médico-Légal Du Québec les Drs.André Lauzon (directeur) Jean Hould et les 2 rapports présentés par l'ensemble des pathologistes de ce même Institut), ainsi que des experts de la Famille Dupont les Drs. Louis S.Roh (New York) et James A.Ferris (Vancouver); le Tribunal le répète : De retenir son opinion comme étant celle d'un MEURTRE plutôt que celle d'un suicide. < Voir section XIII-a) p.23(2)(3) p.59(4) p.66(2) >

  3. Le but de la Commission d'enquête publique ordonnée par le juge Ivan St-Julien était pourtant clair : Recherche entourant la disparition et le décès du sergent-détective Louis-Georges Dupont en 1969. Ce sont les 'Pourquoi', les'Comment', les'Où' , les'Quand', les 'Qui' qu'on recherchait et non de recommencer le débat des pathologistes comme la juge Céline Lacerte-Lamontagne (Cour du Québec) s'est obstinée à le faire et ainsi à ne pas respecter le jugement du juge Ivan St-Julien (Cour Supérieure du Québec).

    Comme nous l'avons dit plus haut, en ce qui concernait la partie 'pathologie' :THE GAME IS OVER (le Gouvernement n'est pas allé en Appel). Soyez assurés que si cela avait été un suicide, la Cour Supérieure du Québec n'aurait jamais accordé 'Une Commission d'Enquête publique', et que le Gouvernement aurait porté le jugement (cause) en Appel. Malheureusement, Madame la Commissaire Lacerte-Lamontagne a accepté le contrat du Gouvernement moyennant beaucoup de $$$ se foutant éperdûment des souffrances morales et psychologiques vécues par la famille Dupont depuis 1969 ainsi que du juge et de la loi. Pourtant, étant marié à un psychiatre (Dr.Yves Lamontagne), elle aurait dû 'normalememt' mieux comprendre ce que la famille avait vécu. Peut-on penser qu'elle est habilitée à rendre des accusations, des jugements, des sanctions et condamnations en agissant de la sorte? Peut-on penser que le système juridique du Québec est en piteux état avec des personnes sans morale de cet acabit ? Comment peut-elle demander de respecter la loi quand elle-même ne la respecte pas, c'est une vraie honte pour le système juridique !

 

Quant à Me Pierre Gagnon, il n`a eu qu`un seul choix, le Dr. Roh pour la famille Dupont; soient 2 experts pour la Commission et un seul expert pour la famille pour l'équilibre des forces. »

La Commission a aussi engagé un huissier pour le déroulement de la ré-autopsie.

 

 

 

Voici les extraits de son rapport final (Huissier) :

Richard Larivière, Huissier de justice, 28 août 1996.

L'exhumation a eu lieu le 26 août au cimetière St-Michel à Trois-Rivières. La ré-autopsie a eu lieu le 27 août à l'Institut Médico-Légal de Montréal en présence du Dr. Baden, Dr. Roh, l`anthropologue K. Reichs, 2 policiers de la Sûreté du Québec, des employés de l'Institut Médico-Légal dont en particulier Isabelle Comtois (technicienne attitrée du Dr. et Directeur André Lauzon) ainsi que le huissier Richard Larivière et a débuté vers 9:00h. Le Dr. Baden menait et dirigeait le déroulement de la ré-autopsie au nom de la Commission.

 

Le mandat du huissier a été changé vers 16:20h, par l'avocat Marc David de la Commission. Le mandat initial consistait à ne pas quitter le corps aucunement, soit en partie ou en entier.

 

  • Vers 16:20 h, les Drs. (Roh et Baden) sont partis radiographier une partie du corps sans que je ne les accompagne, avec ce qui semblait être le ou une partie du sternum (Photo no. 13 ci-dessus), à l'exception du Dr. Reichs qui est demeurée avec moi dans la salle d'autopsie no. 1, et qui était occupée à reconstituer le squelette.

  • Vers 16:50 h., le Dr. Roh a récupéré son attaché-case et est sorti en me saluant comme s'il allait partir pour de bon.




Photo no. 13  Sternum avant nettoyage (à l`oeil nu) 

 

 




Photos 14-15 (Rayon X recto-verso du Sternum avant nettoyage)



Ce rayon X montre le sterno-foramien du sternum sans manipulation tel que le Dr. Roh le mentionnait à son témoignage.

 


  • Vers 16:57 h., le Dr. Baden est revenu de la salle de Rayons X avec un os dans les mains (sternum) qu'il s'est mis à gratter en demandant à voir le Dr. Roh.

  • Entre 17:05h. et 18:10h., il y a eu de nombreuses discussions entre les deux médecins concernant le sternum et la manipulation du Dr. Baden, et la découverte par ce dernier d`une perforation qui aurait échappé aux rayons X démontrés par les photos nos. 14 et 15 (rayons x).



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