constable rapports d'enquête



Suite de la section V c)-

 

Å mon arrivée au bureau, vers 20:15 p.m., j'ai demandé au capitaine-détective Georges Gagnon de venir avec moi au garage où se trouvait l'auto du sergent-détective L.-G. Dupont pour chercher le projectile. Nous l'avons trouvé dans le dossier avant Å la hauteur du volant -> ( Pourtant aucun trou n'est visible dans le dossier : Voir photos nos 19-20-21  ). Mercredi le 12 novembre 1969, je suis retourné Å l'I.M.L. (Institut de Médecine Légale) pour remettre le projectile Å M. Yvon Thériault.

Le rapport d`autopsie, des empreintes digitales, les expertises balistiques seront annexées à mon dossier.



Photo no. 3a ;

Plusieurs policiers sur les lieux et piétinent la scène de crime ! (La scène de crime n`est pas protégée).

De gauche Å droite: Denis Martin, Normand Rouette, Roland Poitras, Fernand Thibeault, Pierre Philibert, Georges (Louis-Georges) Gagnon, Paul Philibert, Clément Massicotte.

Note : Plusieurs policiers piétinent la scène de crime. Aucune 
		procédure ne fut entreprise en ce sens...
Note : Plusieurs policiers piétinent la scène de crime. Aucune procédure ne fut entreprise en ce sens...

 

 


 




V d)-


Dossier 69-1060-305

Ce rapport daté du 17 novembre 1969 est celui du capitaine-détective Georges Gagnon.

Le 10 novembre 1969, à 10:30 a.m., je me suis rendu sur le boulevard St-Jean avec M. Poitras et M. Massicotte. J'ai demandé au sergent Massicotte de faire venir Monsieur Martin ainsi que M. Gingras, photographes au service de la police afin de prendre des photos. Après que les photos furent prises, le corps fut transporté à la morgue Julien Philibert. Accompagné de Mss. Poitras et Massicotte, nous avons fouillé l'auto. J'ai trouvé sur le plancher de l'auto l'arme de service de M. Dupont... Pourtant 
Voir photos nos 19-20-21  . Sous le garde-soleil, j'ai trouvé une lettre adressée comme suit ; " Pour ma femme ".

J'ai apporté au poste les objets appartenant à la Cité, soient : un étui, un révolver (
Voir photos nos 19-20-21), une badge et un calepin de travail.

Les effets personnels de M. Dupont ont été mis dans une enveloppe, soient : argent, mouchoir, coupe-ongles, permis de conduire, carte de solvabilité. Cette enveloppe a été scellée par M. Philibert.

Durant l'avant-midi du 5 novembre, j'ai jeté un coup d'oeil aux cartes de poinçon pour vérifier la carte de M. Dupont, vu que je ne l'avais pas vu le matin. J'ai remarqué que sa carte n'était pas poinçonnée. Vers 10:30 a.m., j'ai rencontré M. Lawrence Buckley à son bureau et je lui ai demandé s'il avait vu M. Dupont ce matin. Il m'a dit qu'il l'avait vu vers 8:15 a.m., et qu'il était reparti tout de suite avec l'auto de service de la police car son auto personnelle était stationnée le long du poste. La voiture unité # 190 a été retrouvée à une distance de 12 milles du poste no.1, endroit où M. Dupont travaillait.

D'après les informations reçues du sergent détective Lawrence Buckley, celui-ci dit : Le 4 novembre 1969, à 12:50 heures, il avait fait le plein d'essence de la voiture. Le millage fut pris et il indiquait sur l'odomètre 47 657 milles. M. Buckley a utilisé l'auto dans l'après-midi du 4 novembre. Le 5 novembre, vers 8:15 a.m., M. Dupont a pris l'auto #190, c'était l'auto qu'il utilisait pour son travail.

Lorsque le constable Marquis a retrouvé la voiture le 10 novembre à 10:30 h a.m., et après les constatations d'usage qui ont été prises, l'auto a été tirée au poste no.1 par la remorqueuse du Garage Binette. La lecture de l'odomètre fut prise et le millage indiquait 47 714 milles. Si on en fait la soustraction, l'auto aurait enregisté 47 milles dans les deux jours, soit le millage que M. Buckley aurait fait le 4 novembre 1969.

On peut tirer la conclusion que M. Dupont se serait rendu dans le bois du Boulevard St-Jean à son départ du poste no 1. à 8:15 h a.m., endroit où M. Marquis a trouvé M. Dupont mort dans la voiture # 190.

Le 19 novembre 69, le lieutenant Jean-Marie Hubert s'est rendu à l'Institut de Médecine Légale de Montréal porter une copie de la lettre que M. Dupont avait laissée dans sa voiture. M. Hubert a aussi remis le calepin de travail du sergent-détective Dupont.



 V e)-


Ce rapport daté du 20 novembre 1969, est celui de Jean-Marie Roussel, expert en écriture de l'Institut de Médecine Légale de Montréal.

Dans ce rapport, figure les résultats de l'expertise demandée au sujet de l`analyse de l'écriture de la lettre retrouvée dans la voiture, des rapports d'enquête ainsi que du calepin noir de travail de M. Dupont, lequel contient aussi ses notes personnelles... Dans ce calepin noir les dernières entrées sont datées du 8 septembre 1969.




 V f)-


Ce rapport est daté du 3 novembre 1969; c'est celui du sergent détective Louis-Georges Dupont au directeur de la police:

J'ai l'honneur de vous faire rapport que le jour mentionné, j'ai effectué le travail suivant :

8.30 A.M. à 9.30 A.M. : Au Bureau
9.30 A.M. à 11.50 A.M. : Enquête; Re. 69-110-17
11.50 A.M. à midi 20 : " ; " 69-111-198
Midi 20 à 13.20 heures : Suis allé dîner.
13.20 heures à 17.30 P.M. : Enquête; Ré: 69-1060-259


Réflexion : À l`encontre des dires du Dr. Raymond Létourneau et du coroner Marcel Chartier, à l`effet que M. Dupont n`était pas dans son état normal, on peut voir le bon ordre du rapport de celui-ci. (Deux jours avant sa disparition)

 





 



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