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Le Nouvelliste, 7 mai 2010

Mort de Louis-Georges Dupont

Québec réexaminera le dossier de A à Z

 
 
(Texte sous la photos du haut) Les fils de Louis-Georges Dupont, Jacques et Robert, ont rencontré le sous ministre du ministère de la sécurité publique, Martin Prudhomme, hier. Ce dernier était accompagné par l’inspecteur Roberto Bergeron lors de la rencontre au cours de laquelle il a assuré que le dossier serait ré-examiné de A à Z.

Mort de Louis-Georges Dupont.
Québec réexaminera le dossier de A a Z.

Les fils du policier décédé en 1969 sont sortis très satisfait de leur rencontre avec le sous ministre.

Trois-Rivières. Les fils de Louis Georges Dupont peinaient à cacher leur joie, hier après-midi, lorsqu’ils sont sortis de leurs rencontre avec le sous ministre du ministère de la sécurité publique, Martin Prudhomme. Ce dernier s’est en effet engagé à réexaminer tous les éléments de preuve entourant la mort du policier qui est survenue en novembre 1969.

La croisade que mènent Jacques et Robert Dupont depuis plusieurs années semble avoir porté ses fruits. Les deux hommes qui sont convaincus de détenir de nouvelles preuves leur permettant d’affirmer que leur père ne s’est pas suicidé mais qu’il a bel et bien été victime d’un meurtre ont obtenu l’assurance que des enquêteurs très qualifiés se pencheront prochainement sur le dossier.

« Il y aura une enquête de police qui va rétablir ce qui a été fait en 1969. Ils nous ont dit qu’ils réexamineront le cas de A a Z, et ce, en collaboration avec la Sécurité publique de Trois-Rivières. Martin Prudhomme nous a assuré que tout allait être revu et qu’il allait être au dossier. Il va d’ailleurs nous présenter ses enquêteur la semaine prochaine. Nous avons eu la confirmation que s’il avait eu des erreurs elle allaient être corrigées. C’est une très bonne chose, a mentionné Jacques Dupont à la sortie de la rencontre.

Les fils de celui qui a été retrouvé sans vie en novembre 1969 dans un boisé du boulevard Saint-Jean à Trois-Rivières ont également appris qu’ils allaient pouvoir participer à l’enquête.

« Nous avions toujours demandé de participer à l’enquête. C’est logique, parce c’est nous qui l’avons faite », a précisé Robert Dupont.

Ce dernier a cependant confié avoir été un peu surpris d’apprendre que le sous ministre n’était pas très au courant du dossier.

Il l’a regardé pour la première fois avec nous autres aujourd’hui (hier). Ce seront les enquêteurs mandatés qui vont prendre le relais, a mentionné Jacques Dupont.

Ce n’est pas la première fois que le dossier de la mort du policier Dupont est rouvert. Une commission d’enquête au cours de laquelle plusieurs spécialistes ont défilé à Trois-Rivières a en effet eu lieu en 1996. Un juge avait alors retenu la thèse du suicide.

Afin d’appuyer la thèse qu’ils défendent, les deux frères ont soumis à un procédé numérique d’éclaircissement des vieilles photos prises au moment de la découverte du corps de leur père. Un trou de la grosseur d’un impact de balle est alors apparu dans le manteau de l’homme à la hauteur de son épaule. Les deux hommes croient donc qu’un second impact de balle dans le dos constitue la preuve que leur père ne sait pas suicidé. Et bien qu’une simple déchirure ne signifie pas nécessairement qu’elle ait été causée par le passage d’une balle, deux témoignages recueillis dans le passé, notamment celui du photographe judiciaire du service de la police de Trois-Rivières de l’époque, viennent appuyer cette hypothèse.

De son côté, le sous ministre Martin Prudhomme n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes. Rappelons que ce dernier a agi à titre d’enquêteur pour la Sûreté du Québec dans plusieurs dossiers importants, notamment celui de la disparition de Cédrika Provencher.